Burning Man 2018

Burning Man 2018

 

« A city in the desert. A culture of possibility. A network of dreamers and doers ».

Ça, c’est le point de départ; la toile vierge d’une œuvre collective, mais aussi très personnelle.

Burning Man, c’est une grande rencontre artistique annuelle dans le désert de Black Rock où se rassemblent en bande des groupes aux thèmes vestimentaires et identitaires marqués venus de partout. Pendant une semaine, cette cité nomade devient l’une des villes les plus peuplée du Nevada. À Black rock city, on découvre un monde décalé et hors du temps, rempli de matériaux hétéroclites, d’assemblages extravagants et surréalistes, de véritables monuments vivants. L’art s’y exprime en toute liberté, de l’infiniment petit à l’immensément grand, mais surtout, chacun y trouve sa place, sans jugement. Au terme de ce festival aux allures de fête païenne, on brûle une grande effigie humaine, symbole de la rupture avec les codes artistiques et sociaux. La ville rêve s’envole en fumée, ne laissant derrière elle aucune trace visible sinon celle à l’intérieur de chacun de nous.

C’est difficile de décrire mon expérience à Burning Man. Le temps s’écoule autrement dans cette parenthèse de la vie. Ce qu’on y fait importe peu, puisque l’art et l’expression de soi sont au centre de tout, et guident nos pas. La méditation et la contemplation y occupent une place importante, et même si plusieurs activités sont proposées aux burners en quête de sensations nouvelles, être de ce lieu mystique est déjà une aventure en soi.

Orchestrer une manifestation artistique d’une telle ampleur demande tout de même de l’organisation. Il n’y a pas de règles concernant la manière dont on a à se comporter ou à s’exprimer pendant le festival, mais la vie quotidienne s’articule autour d’une dizaine de principes comme l’entraide, le respect de soi, des autres et de l’environnement, l’expression pure et désintéressée.

À partir de là, il appartient à chacun de décider comment il contribuera au bien communautaire. Du souper de pâtes cuisiné avec les ingrédients du bord aux offrandes au dieu Soleil, tout est fait en conscience.

Parmi les 5 000 œuvres qu’il était possible d’admirer sur le site, deux m’ont particulièrement impressionné.

Galaxia

Le temple est un lieu primordial du Festival Burning Man. C’est un lieu de prière et de guérison, de partage et d’extériorisation des émotions. Galaxia est une immense structure faite de modules de bois assemblés en spirale et convergeant vers un point dans le ciel. Inspirée d’écrits d’Isaac Asimov, elle représente le tissu invisible qui unit les hommes et l’univers dans un grand tout en perpétuelle mouvance.

The ORB

Inspirée d’un projet de la NASA, The ORB est une gigantesque sphère gonflable qui lévite au-dessus de la playa. De jour comme de nuit, sa surface réfléchissante permet aux Burners de se repérer dans tout Black Rock City et d’avoir une vue d’ensemble de la répartition de la communauté dans l’espace.

Source phrase introductive : site officiel Burning Man
Source photo Galaxia : Burning Man Journal
Source photo The ORB : Business Insider

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